Réviser le prix proposé n’est pas sans risque pour l’acheteur. (OleksandrPidvalnyi / Pixabay)
Faire une offre d’achat plus basse que le prix de vente affiché est une pratique courante. La plupart des prix indiqués par les vendeurs intègrent d’ailleurs une marge de négociation de 5 à 10 %. À ce titre, il est important de négocier et d’apprendre à négocier dans le cadre d’un achat immobilier. Voici les principales règles à connaître pour obtenir un bien au meilleur prix sans risque de perdre son opportunité d’achat, selon SeLoger .
Motivations et risques
Plusieurs raisons peuvent motiver un acheteur à présenter une offre d’achat réduite par rapport au prix affiché. Au-delà du fait que les prix sont souvent légèrement gonflés pour anticiper toute négociation, le bien peut avoir été surévalué par rapport au marché local, peut nécessiter d’importants travaux de rénovation, être exposé à des nuisances, avoir une mauvaise localisation ou être simplement peu attractif. L’acheteur peut également avoir un budget réduit par rapport au prix demandé.
Malgré ces éléments, réviser le prix proposé n’est pas sans risque pour l’acheteur. Si le vendeur estime qu’il y a un décalage trop important entre l’offre et la valeur estimée de son bien, il peut immédiatement la refuser. L’acheteur se retrouve aussi parfois en concurrence avec d’autres acquéreurs potentiels, qui peuvent, eux, vouloir payer le prix demandé. Au-delà même du risque de perdre le bien, les négociations peuvent aussi donner lieu à un rallongement du processus de vente, ce qui peut jouer en la défaveur de l’acheteur.
Approche et timing
Ainsi, pour mettre toutes les chances de son côté, il faut d’abord rester raisonnable. La marge de négociation ne peut que rarement dépasser les 5 à 10 %. La franchise peut payer, surtout si l’acheteur annonce directement sa limite tout en apportant des garanties de financement, ou s’il demande au vendeur la marge de négociation possible. De façon générale, un prix révisé a davantage de chances d’être accepté s’il est justifié, soit par une analyse de marché réalisée par un professionnel, soit par un devis dans le cadre de travaux.
Enfin, tout est question de timing. Un vendeur qui n’arrive pas à se séparer de son bien depuis longtemps ou qui, au contraire, souhaite vendre dans l’urgence, sera plutôt disposé à négocier. À l’inverse, pour un bien qui suscite beaucoup d’intérêt, la marge de négociation sera très faible, voire inexistante. À noter qu’après la première offre, le vendeur peut envoyer une contre-proposition. Les échanges peuvent alors durer jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé menant vers un compromis de vente.
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